Fuites et impostures dans les arguments pro exploitation

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Fuites et impostures dans les arguments pro exploitation

Message  Alain le Sam 5 Fév 2011 - 23:25

Un article qui met en relief la mauvaise foi des politiques et des industriels :
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Pointe de l'iceberg...

Message  Pierrot le Dim 13 Fév 2011 - 20:29

Quand on prend le temps d'étudier toutes les informations qui finissent par passer à travers les filtres des réseaux d'information.
On s'aperçoit que la course pour le gaz de schiste a été "orchestrée" par quelques grands exploiteurs qui se foutent des Lois, des citoyens et tout cela est fait, en promotion par nos propres élus...

Les points qui sont les plus"sensibles"....
1) Les additifs qu'on ajoute à l'eau pour faire la fracturation...Essayez de connaître les types de produits et les concentrations...
Vous allez vite vous apercevoir, que tout à coup, les exploiteurs deviennent "muets", qu'aucune expertise n'existe...
On exploite ce gaz aux USA depuis des années... Aucune données scientifiques n'est disponble......... Chechez l'erreur...
On utilise "le secret"... Quand on ne divulgue pas des informations, c'est qu'elles mettraient fin à toutes les exploitations sur le champ !
Ce sont des produits hautement cancérigènes...
En plus dans certaines régions, l'eau est contaminée avec de l'uranium et devient radioactive...
Au Québec, nous n'avons aucune usine municipale capable de traiter des eaux contaminées "chimiquement" encore moins si elle est radioactive...

2) Le grand volume d'eau utilisé.Il en reste beaucoup dans le sous-sol.
On récupère, 25%, 30% au plus 50% de l'eau de forage...
Le reste va polluer le sous-sol pour les siècles à venir...

3) Ils sont tellement pressés d'exploiter que même aux USA les rapports sur les risques ne sont même pas connus...
De toute façon, les données sont basées sur les chiffres de l'industrie et elle choisit ce qu'elle veut bien nous dire...
Tous les organismes gouvernementaux au Québec font la promotion du GAZ... Aucun ne parle de prudence ou d'étude avant d'exploiter...
Au Québec, le Gouvernement loue le sous-sol. Il n'appartient pas au propriétaire de surface... Quand on aura exploité et fermé les puits.
Les exploiteurs seront partis...
Arrow Le gâchis demeure la propriété de l'État... On a pas fini de payer pour les erreurs des autres....
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INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC

Message  Pierrot le Dim 13 Fév 2011 - 20:51

INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC
État des connaissances sur la relation entre
les activités liées au gaz de schiste et
la santé publique

RAPPORT PRÉLIMINAIRE - 2010
Le potentiel de radioactivité des débris de forage et des eaux usées, ainsi que des eaux sursalées est réel. Dans les schistes de Marcellus (New York), le radium-226 a été retrouvé dans les eaux usées et est devenu une grande préoccupation (NYSDEC, 2009).
Ce dernier est sensiblement soluble dans l’eau et a une demi-vie d’environ 1 600 ans (NYSDEC, 2009).Les eaux sursalées ont aussi indiqué des taux élevés d’activité alpha et bêta brute, ainsi que
du radium-226 (Kargbo et al., 2010).

Une problématique additionnelle connue consiste en l’élimination adéquate de ces déchets potentiellement radioactifs. En effet, les options de disposition des déchets solides et liquides radioactifs ne sont pas clairement établies et ne sont pas encadrées, même aux États-Unis où cette problématique est connue depuis quelques années (Kargbo et al., 2010). Cet enjeu pourrait devenir une problématique de santé publique si les déchets des schistes d’Utica et de Lorraine démontrent de la radioactivité.
------------------
Je pense que le problème est assez clair...
Mais les solutions sont très rares... Exclamation
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[b]Un éminent géologue sonne l'alarme ! ! ![/b]

Message  Pierrot le Dim 13 Fév 2011 - 22:19

Si le Québec va de l'avant avec l'exploitation du gaz de schiste, il risque d'être aux prises à jamais avec la pollution de l'eau souterraine, selon le géologue Marc Durand, qui a enseigné pendant 25 ans à l'UQAM...

Il croit que l'industrie sera partie depuis longtemps quand les problèmes apparaîtront. «Il faut prendre une échelle de temps comparable aux déchets nucléaires, dit-il. Il faut être capable de dire ce qui va se produire dans 50 ans, dans 200 ans. Une police d'assurance en ce sens serait prohibitive. Qu'ils aillent à la Lloyd's, à Londres, pour voir.»

«Le volet comptable du plan d'affaires de l'industrie du gaz de schiste n'inclut pas le coût de la prime de risque, dit-il. Et c'est pour ça qu'on parle de rentabilité, parce que le risque est repassé au gouvernement du Québec.»

«Avec un forage à tous les kilomètres carrés, on va couvrir 10 000 km2, dit-il. La quasi-totalité de la formation de shale d'Utica sera fracturée. Le shale deviendra beaucoup plus perméable. Au moins 1000 fois, peut-être 1 million de fois. Et en dessous de l'Utica, il y a de l'eau très fortement saline et minéralisée, de 10 à 12 fois plus salée que l'eau de mer. Au-dessus de l'Utica, il y a le shale de Lorraine, qui n'est pas une formation uniforme. On ne connaît pas beaucoup les fractures et les zones perméables dans le Lorraine.»

Il accuse l'industrie d'appliquer «de tout temps et partout» une approche selon laquelle on «préfère prendre le risque de payer après coup pour des dommages».

«Les pires dommages s'établissent dans le long terme : l'industrie aura depuis longtemps plié bagage avant que ça commence à paraître et l'on ne pourra donc pas légalement faire un lien direct entre les deux.»
M. Durand se défend aussi d'être «anti-développement». «Je me suis toujours trouvé du côté de ceux qui trouvent que les écologistes exagèrent, mais je sentais que j'avais des connaissances à partager au sujet des gaz de schiste», dit-il. Il préfère voir cette ressource laissée sur place, le temps d'une ou deux générations, quand on saura l'exploiter mieux et de façon moins risquée.
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Source: http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/201102/08/01-4367957-
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Le Gouvernement fait la promotion.
On fait le forage et les études après..Pourquoi être prévoyant quand ce sont les contribuables qui paient tout le temps...
Les exploiteurs partent avec le magot et laissent les cratères au Gouvernement, qui a loué le sous-sol...
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L'EAU d'abord, le GAZ ensuite... (Québec)

Message  Pierrot le Lun 14 Fév 2011 - 21:36

Selon James Bruce, qui a produit un mémoire pour l'Institut C.D. Howe, il faut bien analyser les impacts de la fracturation hydraulique sur les eaux souterraines avant d'aller de l'avant avec l'exploitation du gaz de schiste....

«On ne devrait pas fracturer le schiste en profondeur avant d'avoir acquis une connaissance complète de l'eau souterraine et des formations rocheuses qui contiennent l'eau douce», a affirmé à La Presse l'auteur du mémoire, James Bruce.

M. Bruce est membre du comité d'experts sur les eaux souterraines du Conseil des académies canadiennes. Il a travaillé pour Environnement Canada et l'Organisation météorologique internationale.

La Presse a demandé à M. Bruce comment mettre dans la balance la protection de l'eau souterraine avec l'intense pression qu'exerce l'industrie pour exploiter le gaz de schiste partout au Canada. «Nous devrions nous soucier d'abord de protéger l'eau, et ensuite de l'exploitation pétrolière et gazière, a répondu M. Bruce. C'est ce que je pense et beaucoup de gens pensent comme moi.»

«L'eau est notre ressource la plus précieuse, insiste M. Bruce. Seulement, il n'y a pas d'argent à faire avec cela!»"

La divulgation des produits chimiques encore bloquée"
De son côté, le gouvernement du Québec maintient qu'il ne peut dévoiler quels produits chimiques l'industrie gazière a employés, en dépit d'un article de la Loi sur la qualité de l'environnement qui donne le droit à quiconque d'être informé de «tout rejet» dans l'environnement.

Le débat se fera devant la Commission d'accès à l'information, qui est déjà saisie d'une demande du Centre québécois sur le droit de l'environnement (CQDE).

«La ministre dit être transparente et ne l'est pas, dit M. MacKay, qui est critique de l'opposition officielle en matière de mines. On est obligé de constater qu'elle ne protège pas l'intérêt du public.
Alors elle défend des intérêts privés.»
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Source: http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/201102/11/01-4369175-
--------------
Qui protègera nos ressources Question
Pourquoi des informations sont tenues secrètes Question
Là est la question Rolling Eyes
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Appel à la prudence

Message  Pierrot le Lun 14 Fév 2011 - 21:41

Expert de l'industrie minière
(Canada)

L'exploitation du gaz de schiste présente des risques environnementaux certains, de sorte qu'il convient de développer prudemment cette filière, a prévenu hier Chris Twigge-Molecey, président de l'Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole, qui représente les professionnels de l'industrie.

«Ce qui est certain, c'est que [l'extraction du] gaz de schiste nécessite beaucoup d'eau, alors [les entreprises] doivent mettre en place des technologies de recyclage de l'eau. Celles-ci existent déjà, alors ce n'est pas une question technologique, mais économique.»

Le problème est particulièrement délicat dans les régions rurales, où se concentre l'exploration du gaz de schiste au Québec, puisque l'industrie agricole consomme elle aussi de grandes quantités d'eau, a relevé l'expert, qui est également cadre chez Hatch, une firme ontarienne d'ingénierie active à travers le monde.

«L'eau n'est pas une ressource illimitée», a-t-il rappelé.

Le délai entre la découverte d'une ressource et le début de son exploitation est de 22 ans en moyenne.
---------------
Source: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/316679/
--------------
Il semble bien que le délai entre la découverte et l'exploitation du "gaz de shit " ne prendra pas 20 ans ...
ici l'Industrie est en feu ! ! !

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Qui contrôle vraiment Pilatus energy AG

Message  Pierrot le Jeu 17 Fév 2011 - 23:47

Les actions de Pilatus energy sont « au porteur » donc elles peuvent changer de mains.... circuler de mains en mains...il y aurait 100 actions au porteur d'une valeur nominal de 1000 francs suisses chacune,

le ou les proprios-actionnaires peuvent ainsi cacher leur identité et de plus... la propriété peut changer....

Ce qui est plus intéressant est que un des conseillers énergétiques de Pilatus Energy est Loik le Floch-Prigent (et aussi indiqué sur certains sites comme étant actionnaire de Pilatus... mais les actions sont au porteur... alors difficile à vérifier)

M. Loik le Floch-Prigent est une personne très importante dans les milieux pétroliers pour 2 raisons:

1- De 1989 à 1993, il a été PDG de Elf Aquitaine
(ultérieurement achetée par Total)
De 1993 à 1996 il a été Président de Gaz de France

2- il a été condamné trois fois en 2003, notamment pour "abus de biens sociaux", dans le volet principal de ce qui a été une scandale de corruption appelé en Europe "" l'affaire Elf"" et en 2007 dans une suite du scandale Elf concernant des ""emplois présumés fictifs"" basés en Suisse.

il a donc entaché les réputations de Elf (devenu partie de Total) et de Gaz de France...

C'est la juge Eva Joly qui a enquêtée sur l'Affaire Elf levant le voile sur un vaste réseau de corruption comprenant hommes politiques et grands patrons.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/2

http://www.rue89.com/2007/10/15/les-predateurs-ou-
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Qui tire les ficelles ?

Message  Pierrot le Sam 5 Mar 2011 - 22:17

Les informations touchent le Québec et la France....
<<<<<>>>>>>
Qui tire les ficelles ?
Le Parti Libéral du Québec n’a pas improvisé sa démarche d'exploitation des gaz de schiste en territoire québécois. C’est un plan orchestré depuis longtemps.

Il faut se rappeler qu'Hydro-Québec avait préalablement reçu le mandat du gouvernement d’étudier et de voir au développement du pétrole et du gaz au Québec.

L’opération s'inscrit dans une stratégie de convergence prônée par Lucien Bouchard. On parle bien ici du même Lucien "Lucide" qui aujourd'hui qui facture de 700 $ à 800 $ de l'heure pour justifier l'industrie du gaz et pétrole.

Sa vision d'alors était de transformer le Québec en plaque tournante de l'énergie dans le nord-est du continent nord-américain, mais c'est avec des sociétés d''Etat dans le portrait que son parti en voyait le développement.

Comme maître d'oeuvre de sa politique, 1er octobre 1996 il nomme André Caillé à la direction d'Hydro-Québec qui quitte son poste de PDG chez Gaz Métropolitain (aujourd'hui GazMétro).

Aussitôt la Société d’État Hydro-Québec se porte acquéreur de 42% des actions de Noverco, la société de portefeuille (holding) qui contrôle GazMetro.

Et ce 40 ans après qu'Hydro-Québec se soit débarrassée du secteur du gaz naturel !

l’histoire de la prise de contrôle
de la Politique énergétique du Québec Par les "Hommes du gaz et pétrole"

Dès son arrivée à Hydro-Québec, André Caillé rationalise la recherche et le développement et sacrifie la moitié des chercheurs de l'Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ).

Il vend des filiales d'Hydro-Québec au secteur privé. Le nouveau président d’Hydro-Québec renonce à tout nouveau chantier, tant que son énergie coûtera plus de 3 cents/KWh.

La construction de centrales cesse brutalement. Seuls les projets de mini-centrales privées seront mis de l'avant. Voilà comment s’organise de toute pièce une pénurie de production hydroélectrique pour justifier l’introduction de la production de l’électricité par le gaz.

Pour mettre Hydro-Québec à sa main, André Caillé recrute des cadres de GazMétro et les place dans des postes stratégiques dans la structure d’Hydro-Québec, tel André Boulanger qui, après une carrière de plus de 20 ans à la Société en commandite Gaz Métropolitain, et actionnaire dans une entreprise de construction de petit barrage privé, devient en 2003 président d’Hydro-Québec Distribution. Une fois en place, son équipe planifie la construction de 12 projets de centrales au gaz naturel et le projet de port méthanier Rabaska.


La dilapidation du bien commun ou bien publique
Mars 2003, Jean Charest est élu premier ministre et neuf mois plus tard, Stéphane Bertrand, ancien vice-président de Gaz Métro et, soit dit en passant, chef de cabinet du premier ministre Jean Charest, pilote le dossier de la construction de la centrale de production de l’électricité au gaz, le Suroît.

Cette centrale, dont la gestion était accordée à General Electric, aurait fonctionné au gaz naturel fourni par GazMétro. N’eut été la mobilisation de la population, nous serions pris aujourd’hui avec un éléphant inutile.

Néanmoins, si des 12 projets 11 sont morts, celui qui a survécu n’est pas le moindre : la centrale au gaz de Bécancour.

La passe de Bécancour
Grâce à André Caillé et à son partenaire Thierry Vandal, un autre ancien cadre de GazMétro, les citoyens québécois devront payer cher leur ignorance et les stratégies perfides de ces messieurs qui ont choisi de passer outre à la transformation de la centrale publique TAG (Turbine à gaz) de Bécancour au coût de 120 millions $, pour favoriser la construction juste à côté d’une centrale privée au gaz naturel, propriété de TransCanada Energy, une compagnie albertaine.

Grâce à André Caillé et à son partenaire Thierry Vandal, un autre ancien cadre de GazMétro, les citoyens québécois devront payer cher leur ignorance et les stratégies perfides de ces messieurs qui ont choisi de passer outre à la transformation de la centrale publique TAG (Turbine à gaz) de Bécancour au coût de 120 millions $, pour favoriser la construction juste à côté d’une centrale privée au gaz naturel, propriété de TransCanada Energy, une compagnie albertaine.

La centrale à TAG, construite en 1993 avec des fonds publics, n’opère que de 30 à 40 heures par an. La centrale privée de Bécancour est fermée jusqu’en 2013 à cause des surplus d’électricité. Qu'à cela ne tienne, nous, les citoyens.nes, devrons payer au moins 1 milliard $ en compensation à TransCanada Energy pour qu’elle N’EN PRODUISE PAS !

Erreur de jugement ? Profits versés à qui ?
Cette fameuse compétence des cadres provenant de l’entreprise privée serait-elle un mythe?

Curieusement, cinq jours avant que SNC-Lavalin ne débute la construction de la centrale de Bécancour, laquelle sera approvisionnée par GazMétro, Hydro-Québec vend ses parts de GazMétro à SNC-Lavalin, à la Caisse de Dépôt et placement du Québec et au Fonds de solidarité de la FTQ.

Événement anodin diront certains, mais qui prépare la chaise pour qu'un autre personnage de Gaz Métro se retrouve aux commandes d'une société d'État. Aujourd'hui, M. Robert Tessier, ancien président de Gaz Métropolitain, est bien assis en tant que président du Conseil d'administration de la Caisse de dépôt, laquelle détient des parts dans des entreprises gazières et annonce, en septembre 2010, qu’elle investira d’avantage dans l’énergie !!!!

La grande passe de l’éolien
En 2004, M. Thierry Vandal est président d’Hydro-Québec Production et défend bec et ongles le gaz, clamant haut et fort que l’énergie éolienne ne fonctionnerait pas dans notre climat. Par la suite, alors qu’il accède au trône d’Hydro-Québec, il affirme, tout aussi haut et fort, croire en l’éolien depuis des années...


En 2005, Monsieur Caillé est le président du Conseil d’administration d’Hydro-Québec, Monsieur Thierry Vandal est le président des Opérations et Jean Charest est le Premier Ministre affairé à asseoir ses politiques conservatrices. Le triumvirat, solidairement, refuse l’offre de partenariat de développement éolien avec la firme Siemens, laquelle proposait d’investir un minimum de 4 milliards $, de créer au moins 2 500 emplois permanents et d’apporter une expertise québécoise à l’IREQ. Nous apprendrons plus tard, grâce à une fuite dans les médias, la véritable teneur de cette offre que le gouvernement et Hydro-Québec s’étaient bien gardés de rendre publique.

Comme l’expertise éolienne d’Hydro-Québec est nulle, son président, M. Thierry Vandal, n’en étant pas à une contradiction près, accorde près de 1 000 MW d’éolien à Électricité de France (EDF), une entreprise en voie de privatisation et convoitée par Paul Desmarais sr., l’Ontarien tireur de ficelles, par le biais de Gaz de France/Suez.
Il faut retenir qu’EDF ne possède AUCUNE compétence éolienne. Cette société va donc venir développer son expertise chez nous, en nous revendant notre propre vent...

Tout aussi grotesque est la décision de Monsieur Vandal, cet ancien vice-président de Gaz Métro d’accorder une partie d’un contrat de 275 MW d’éolien à Gaz Métro, laquelle est tout aussi dépourvue d’expertise en système éolien.

La future passe du gaz de schiste
Pendant ce temps, trois firmes gazières/pétrolières, Gastem, Pétrolia et Junex signent le 28 juillet 2005 une lettre d'intention qui permettra à Gastem de conclure des partenariats d'affermage (sous-traitance) sur des projets d'exploration d'hydrocarbures à St-Simon, près de St-Hyacinthe, et à Gaspé en Gaspésie. Junex et Pétrolia prendront une participation dans le capital-actions de Gastem, en plus de proposer la nomination d’un membre chacun au Conseil d'administration de la compagnie.


Mais ce n'est pas de la collusion? À peine de la préparation? Peut-être de l’improvisation diront certains... Ben voyons!

Dès le démission d'André Caillé d'Hydro-Québec en 2007, la participation d’HQ dans Gaz Métro est vendue et, tout doucement, le gouvernement Charest démantèle l'organisation d'Hydro-Québec, qui se voit retirer le développement du pétrole et du gaz du Québec. Des compagnies prévenues du stratagème, comme Gastem, font le plein de financement en allant chercher 5 millions $ à la bourse. Ce genre de démarche ne s'improvise pas, ils ont de l’information de première main.

La stratégie choisie est de « mettre les Québécois devant un fait accompli » : enlever Hydro-Québec du portrait pour laisser toute la place à l'industrie du gaz, et, pourquoi pas, éviter les débats, les longues et coûteuses études environnementales et économiques, et permettre à quelques Québécois déjà positionnés dans les conseils d'administration d'entreprises minières juniors, de bénéficier de la manne qui ne tarderait pas à passer.

En d’autres mots, les compagnies ont convenu de se partager le territoire du Québec avant même de déposer des « claims » sur l'ensemble du territoire; certaines cartes le démontrent.

Elles ont aussi obtenu du gouvernement du Québec non seulement des permis, mais du soutien financier dont celui du droit d’exploitation sans payer aucune redevance pendant 5 ans. Un accord franchement contradictoire avec le plan libéral sur l’économie et le développement durable, tant claironné lors des dernières élections.

Un autre fait à ne pas oublier, tout achat d’investissement dans une compagnie minière québécoise qui s’inscrit en perte, est déductible d’impôt; cet encouragement au financement de l’industrie minière sert bien les riches investisseurs qui en profitent pour réduire leur marge de profits afin de payer moins d’impôt sur le revenu. Amenez-en de la perte, c'est le contribuable qui paie!

Du côté fédéral, les compagnies reçoivent de l’aide financière à la production d’énergie.

Des entreprises de gaz de schiste à vendre
Devant le mutisme des actionnaires ou le déni de ses dirigeants, face à l’ignorance des citoyens, et à cause de la collusion de l'équipe du Parti Libéral du Québec au pouvoir, on comprend facilement que la stratégie des Caillé, Vandal et Charest mènera à la vente, avec gros profits pour quelques magouilleurs, de ces petites compagnies à des multinationales du pétrole et du gaz. L’infrastructure est déjà en place.

Prenons par exemple, Gastem. Une entreprise québécoise? Allons donc!

Malgré que le porte-parole au Québec se nomme Raymond Savoie, l'entreprise est la propriété de M. Gheza Zambo de Mississauga en Ontario, le plus gros actionnaire. Le deuxième actionnaire principal est Sprott Assets de Toronto.

Bon d’accord, le troisième serait québécois mais représente des intérêts étrangers c'est à dire ceux d'une filiale d'investissement de la BNP Paribas et se nomme Marc-André Lavoie, mais lisez la suite. Au Conseil d'administration, nous retrouvons des gens de Virginie (ÉU), d'Alberta, de Toronto… tout est prêt pour que les administrateurs siégeant aussi à des conseils d’administration de multinationales achètent les actions de Monsieur Lavoie.

D’ailleurs Gastem inc. est une division de DITEM inc. propriété de CDS & CO d’Ontario et CEDE & Co des États-Unis et un surprenant actionnaire, le FondAction de la CSN.

Quant à Junex, le principal actionnaire se nomme Jean-Yves Lavoie, le deuxième est Jacques Aubert et le troisième actionnaire, et non le moindre, est la Caisse de dépôt et placement du Québec, représentée sous le nom de Gestion Sodemex inc.

Voilà que les membres du Conseil d’administration de Junex sont en bonne compagnie, avec deux anciens présidents de Gaz Métro, Robert Tessier maintenant président du Conseil d’administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec, André Caillé ancien président de Gaz Métro et d’Hydro-Québec et Laurent Lemaire de Cascades dont la division Boralex produit de l’électricité par l’hydro, co-génération et l’éolien.

Finalement, en 2007, après le départ de Caillé d'Hydro-Québec, lors du démantèlement des secteurs gaz et pétrole de la société d'État, le gouvernement Charest dissout la Société québécoise d’initiatives pétrolières (SOQUIP) et cède tous ses droits d’exploration d’Hydro-Québec sur le territoire québécois à trois entreprises:

1.- Pétrolia, dont le siège social se situe à Rimouski est la propriété de monsieur Saeed Yousef un résidant de Dubaï des Émirats-Arabes-Unis. (Selon CIDREQ octobre 2010). Depuis nous apprenons qu'Hydro-Québec pourrait avoir une entente secrète quant à certaines redevances que la société d'Etat pourrait retirer si Petrolia devait tirer profit des permis comme celui de l'Île Anticosti qui vaudrait des centaines de millions $. En tant que membre du Conseil d'administration il y a Marc-André Lavoie représentant les intérêts de la France car il représente la banque BNP Paribas à Montréal.

Le principale actionnaire apparaissant au dossier est Pilatus Energy AG, une entreprise dont le chef de la direction Loik Le Floch-Prigent, a été emprisonné par la justice française en 2003 et 2010. L'entreprise a son son siège social en Suisse et a un seul actionnaire: Saeed Yousef. Quant à Pétrolia, les autres membres du conseil d'administration proviennent de Calgary et du Luxembourg. Quelques francophones québécois y font de l'occupation de siège.


Quant à 2. Gastem et 3. Junex, n’écoutant que leur nationalisme québécois, elles ont vite cédé des parts majoritaires de ces droits à des firmes étrangères sa partenaire états-unienne Forest Oil et Corridor Ressources (Calgary Alberta).

Après son départ d'Hydro-Québec, en avril 2008, Monsieur Caillé est nommé conseiller Stratégie senior chez Junex et siège au Conseil d'administration de la compagnie. Il devient président de l'Association pétrolière et gazière du Québec lors de sa fondation en avril 2009, le vice-président est Raymond Savoie, ancien ministre libéral et administrateur de Gastem/Ditem.

Qui tire la plus grosse ficelle ? Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes

Bien peu de québécois.ses se doutent que Paul Desmarais sénior tire les ficelles politiques du gaz par le biais de GazMétro. En effet, 6 des 14 membres du Conseil d’administration siègent aussi à celui de Gaz de France, dont il est le nouveau propriétaire, ou d’Enbridge. Oui ceux-là même qui ont contribué au projet Rabaska.

D’autant qu’Enbridge détient 32,06% des parts de GazMétro et que Gaz De France GDF en possède 17,56%. Voilà un cas de « je te tiens, tu me tiens par la barbichette ».

Il faut aussi savoir que Les Desmarais font désormais partie des six principaux groupes d'actionnaires de la société chimique d'importance mondiale Arkema, très présente sur le marché des adjuvants nécessaires à la recherche du gaz de schiste. Arkema vend des monomères acryliques, des produits chimiques, plus exactement, des monomères acryliques qui servent à détacher le gaz des parois minérales. Le gaz de schiste est extrait grâce à des forages horizontaux qui fracturent la roche (le schiste) en injectant des millions de mètres cubes d'un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques à très haute pression....

Cet investissement leur permettra assurément de profiter de la manne du gaz de schiste.

Ainsi, depuis le début de l'année 2011, les Desmarais contrôlent plus de 5 % du capital-actions d'Arkema, au travers du Groupe Bruxelles Lambert, société conjointement détenue avec le baron Albert Frère de Belgique.


Que de longs détours ingénieusement concoctés par Paul Desmarais senior pour s’infiltrer dans l’industrie du gaz et du pétrole!


En 1981, pour contrecarrer la nationalisation de la banque d'affaires Paribas imposée par François Mitterrand, alors fraîchement élu président de la France, Paul Desmarais démarre avec Albert Frère de Belgique et d'autres gens d'affaires européens, l'opération « Arche de Noé ».

Il s’agissait de récupérer les filiales, belge appelée Cobepa, et suisse de Paribas, en lançant une OPE par l'intermédiaire de Pargesa, une autre société suisse. L'opération échoue, mais elle permet à Paul Desmarais Sr. de se lier à d'importants financiers et politiciens européens.

Au cours des ans, il devient proche du président de la République française, Nicolas Sarkozy, le reçoit dans son humble domaine de Sagard au Québec (photo ci-haut), et participe même à la fête tenue au Fouquet's pour célébrer l'élection du nouveau président le 6 mai 2007.

Le retour d'ascenseur arrive le 16 février 2008. Décoré de la Grande-Croix de la Légion d'honneur l'homme d'affaire se fait dire publiquement de la part de Nicolas Sarkosy « Si je suis aujourd’hui président de la République, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais. »
Et de détailler comment, en 1995, alors qu’il était au creux de la vague, le financier canadien l’avait invité dans sa famille et s’était engagé à « bâtir » une « stratégie » pour lui.

Quelques temps plus tard Nicolas Sarkozy privatise des sociétés contrôlées par le gouvernement français dans lesquelles l'entreprise phare des Desmarais, Power Corporation, avait investi.

Bien sûr, des gens d'affaires diront que c’est pure coïncidence si le président français a vendu Gaz de France (GDF) à rabais à Suez, une compagnie largement détenue par Power Corporation. Ici, il est intéressant de savoir comment les amis Albert Frère et Paul Desmarais s'y sont pris pour réaliser ce coup fumeux.

Il faut aussi savoir que Paul Desmarais Jr. siège au Conseil d’administration de Suez? En plus des parts indirectement détenues via Power Corp. Canada, M. Desmarais possède personnellement 2 000 actions de Suez. Il est aussi membre du Conseil d'administration de la pétrolière Totale, une compagnie associée dans les sables bitumineux de l’Alberta par le biais de la société UTS Energy Corporation (UTS) dont les opérateurs sont Suncor Energy Inc et la société Teck Resources Ltd.

Jean Charest, pantin des hommes du gaz/pétrole?
Lui aussi, comme Paul Desmarais, a reçu sa médaille du président français.

À l'été 2010 la rumeur courrait qu'un poste de vice-président environnement chez la pétrolière Total l'attendait, on saura un jour les vraies raisons de cet ennoblissement et pourquoi sa fuite en Europe fut contremandée et par qui?

Pour chapeauter le tout, notre gouvernement tout dévoué à l’économie du Québec s’apprête à modifier sa réglementation par le projet de loi 79 sur les mines sans modifier le système de « free mining » qui vous dépossède du dessous de votre propriété et qui laisse aux compagnies le droit de vous exproprier.

Nous savons maintenant qui tire les ficelles politiques pour que les gens d'affaires du Québec qui siègent en tant que prête-noms dans des entreprises étrangères, puissent s'enrichir à même nos ressources naturelles.

Il n'y a aucune improvisation dans la démarche des ministres libéraux. Toutes les personnes mentionnées dans ce texte font partie de cette coterie. En voici un aperçu mais pour tous les connaître...

On doit ajouter Daniel Bernier, chef du cabinet au gouvernement Charest jusqu’en 2005, qui représente en tant que lobbyiste les intérêts de Talisman Energy. Ce lobbyiste fait partie d’une firme de communication présidée par François Pilote, ami de longue date de Jean Charest et l’un de ses anciens organisateurs politiques.

L’avocat de Jean Charest à la Commission Bastarache, Me André Ryan, est le président de la Commission juridique du PLQ et a participé à la création de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ).

Le nouveau directeur général de cette association se nomme Stéphane Gosselin et est l’ancien chef de cabinet du ministre du Développement économique, Clément Gignac. Il a occupé les mêmes fonctions aux Ressources naturelles et à l'Environnement.

Quant aux Relations publiques de l’organisation, elles seront entre les bonnes mains de Martin Daraiche, l’ancien attaché politique de Nathalie Normandeau en 2006, à l'époque où elle était titulaire des Affaires municipales. En 2007, il est passé au bureau du Premier Ministre Jean Charest à titre de conseiller aux Affaires juridiques et politiques. National la firme de relations publiques, l'a embauché l'année suivante. Selon le registre des lobbyistes, M. Daraiche exerce des activités d'influence auprès du gouvernement pour l'APGQ «dans le but que le Québec soit reconnu comme une juridiction capable d'accueillir une industrie structurante en matière de shales gazière». Son mandat a débuté en mai 2010, précise le registre.

La série de transfuges se poursuit. Un ancien chef de cabinet du premier ministre Jean Charest est recruté par la société d'énergie albertaine Talisman.

Daniel Gagnier siégera au sein d'un comité consultatif mis en place par Talisman pour soutenir ses activités au Québec.

Ce comité doit conseiller la direction de Talisman dans des dossiers comme la mobilisation communautaire, les régimes fiscaux et la réglementation au Québec.


M. Gagnier ne fera toutefois pas de lobbying puisqu'il n'est pas inscrit au registre. Ce dernier, qui a été chef de cabinet de Jean Charest pendant deux ans, a quitté le bureau du premier ministre en septembre 2009. Il occupait depuis les fonctions de président de l'Institut international pour le développement durable.

Et plus encore : Jean-Pierre Ouellet, un libéral influent nommé au Conseil d'administration de la Caisse de dépôt par le gouvernement, devient également conseiller de Talisman.

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C'est triste pour les québécois et québécoises que les requins de la finance utilisent des politiciennes et politiciens qui se sont construit mentalement un système de valeurs qui comprend : des justifications pour piller le bien public ou commun; l'apologie de la cupidité; et la valorisation du statut d'être les carpettes du monde des affaires.
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Source:
Les données et certaines expressions de ce texte proviennent des recherches de Normand Mousseau, du Département de physique de l’Université de Montréal et de son livre «Au bout du pétrole», du livre Maîtres chez nous, 21e siècle extrait écrit par Daniel R. Breton, du fichier Cidreq du gouvernement du Québec et du site MétéoPolitique.com. Ce texte est aussi apparu dans l'Aut'Journal
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WikiLeaks s'en mêle !

Message  Pierrot le Jeu 12 Mai 2011 - 21:43

L'influence de Power Corporation sur les politiques énergétiques des gouvernements fédéral et provincial est «indéniable», peut-on lire dans un câble diplomatique envoyé à Washington en décembre 2009 par le nouvel ambassadeur des États-Unis au Canada, David Jacobson.

Ce câble a été intercepté par WikiLeaks.
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«Est-ce que M. Charest a été influencé par Power Corp. pour baisser ainsi le ton de ses critiques à l'endroit du gouvernement fédéral, ce n'est pas clair, poursuit le câble de l'ambassadeur Jacobson, mais l'influence sur le milieu fédéral et provincial de cette société est indéniable».
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L'ambassadeur rappelle qu'il a récemment rencontré, juste avant qu'éclate cette controverse, plusieurs dirigeants de Power Corp., «un holding qui détient des intérêts financiers substantiels dans les sables bitumineux».

Il précise à l'intention de ses supérieurs de Washington que la Financière Power a eu des revenus de 37 milliards $US en 2008 et que Paul Desmarais père et ses deux fils, André et Paul, «sont parmi les Canadiens les plus influents en plus d'avoir des liens familiaux et politiques avec d'éminents libéraux fédéraux au Canada et avec le président Sarkozy».
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Les liens entre la famille Desmarais et le gouvernement québécois ont été mis en relief quand Québec a défendu, même avant les audiences publiques du BAPE, le projet Rabaska. Le consortium qui pilotait ce projet réunissait Enbridge, Gaz de France-Suez et Gaz Métro. Les groupes Gaz de France (GDF) et Suez — fusionnés avec la bénédiction de l'Élysée — possèdent 17 % des actions de Gaz Métro, une société québécoise qui appuie aujourd'hui de tout son poids le développement des gaz de schiste au Québec.

Quant au groupe GDF-Suez, il est contrôlé par le financier Albert Frère et le groupe Desmarais via le groupe Bruxelles-Lambert et Pargesa, deux sociétés aussi contrôlées par le tandem Frère-Desmarais.
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Le président Sarkozy, qui a séjourné au domaine Saagard de la famille Desmarais au Saguenay, a décerné en février 2008 la grand-croix de la Légion d'honneur — la plus haute distinction honorifique, qui n'a jamais été décernée à un autre Québécois — à Paul Desmarais père.
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Source: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/323065/politiques-energetiques-jusqu-ou-va-l-influence-de-power
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Je remercie "WikiLeaks" et Louis-Gilles Francoeur qui nous permettent de savoir "comment" on se fait "forer" au Québec et en France par les mêmes manipulateurs...
Ce sont les détenteurs de capitaux qui tirent les ficelles de nos marionnettes au pouvoir, c'est bien connu Rolling Eyes Shocked Rolling Eyes
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GLOBALISATION - définition

Message  Pierrot le Ven 13 Mai 2011 - 17:11

Voici les mots du PDG d'ABB à l'époque:

«Je définirais la globalisation comme la liberté pour mon groupe d'investir où il veut, le temps qu'il veut, pour produire ce qu'il veut, en s'approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales».
---------
Cette idée de la globalisation se manifeste chaque jour dans tous les pays et sur tous les marchés qui rapportent à ceux qui en ont pris le contrôle... Shocked Rolling Eyes Rolling Eyes

Nous devons changé cet état de fait et faire en sorte que les citoyens et leurs représentants gèrent les ressources de façon équitable pour nous et les générations futures... I love you
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L’épuisement des réserves

Message  Pierrot le Ven 20 Mai 2011 - 22:29

Thomas Porcher, 32 ans, docteur en économie, consultant international et enseignant à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et Paris V René Descartes. Spécialisé en stratégies pétrolières, il a travaillé pour le compte de l'Union européenne, de gouvernements et de sociétés pétrolières. Dans son livre "Un baril de pétrole contre 100 mensonges", aux éditions Respublica, Thomas Porcher met à jour la stratégie de l'Opep, visant à épuiser les réserves des autres pays producteurs de pétrole afin de bénéficier d'un monopole et révèle le contenu des contrats pétroliers et la réalité sordide des relations entre compagnies pétrolières et pays producteurs.

Extraits.
L’épuisement des réserves (fantômes)

Aucune statistique concernant les réserves n’a pu être contrôlée par des experts indépendants. Le rapport 2004 de l’AIE, porte-parole des pays riches de l’OCDE, cite différentes méthodes de calculs qui aboutissent au même ordre de grandeur en termes de nombre d’années pendant lesquelles les réserves seront suffisantes : entre 36 ans selon World Oil et 44 ans selon Oil & Gas Journal. C’est d’ailleurs le regroupement de ces deux méthodes qui a conduit à la fameuse phrase, largement reprise et débattue dans les médias : « Il nous reste 40 ans de pétrole ». Les estimations de ces réserves vont de 1 051 milliards de barils selon Word Oil à 1 266 milliards de barils selon Oil & Gas Journal.

Cependant, on peut noter que sur les 97 pays retenus par Oil & Gas Journal pour évaluer le montant global des réserves, 38 n’ont pas modifié le niveau de leurs propres réserves depuis 1998 et 13 ont laissé ce dernier inchangé depuis 1993 alors qu’ils ont continué à produire. On peut prendre l’exemple du Koweït, dont les réserves sont restées fixées à 94 milliards de barils entre 1991 et 2002 en dépit d’une production de 8 millions de barils par jour et de l’absence de découvertes importantes pendant cette période.

Le mensonge a généralement pour but de cacher une réalité plus décevante ce qui a entraîné de nombreuses fausses prédictions sur la date du « pic oil ». Comme après le premier choc pétrolier, où British Petroleum avait annoncé que le « pic oil » aurait lieu en 1985. Toutes ces erreurs confortent les plus optimistes qui croient, souvent sans fondement, que le progrès technique va permettre de prolonger les « années pétrole ». Mais quel progrès technique ? Progrès technique dans le taux de récupération du pétrole ? Dans la recherche de gisements exploitables ? Les « prêcheurs du dieu progrès technique comme sauveur » n’en n’ont pas la moindre idée mais y croient.

Finalement, le seul facteur fiable pour savoir si on se situe au début, au milieu ou la fin de l’histoire du pétrole reste le facteur géographique. Une nouvelle fois, un absent des débats. Où exploite-t-on du pétrole aujourd’hui ? Jusqu’en mer très profonde. Pourquoi ? Parce que les gisements en mer très profonde, bien que très coûteux, sont des meilleurs gisements ? Non. Tout simplement parce que avant les gisements en mer très profondes, on a déjà exploité les gisements en mer profonde, et encore avant en mer peu profonde, et bien encore avant sur terre (on shore). Les gisements sont donc de plus en plus difficiles d’accès car les autres, plus faciles, ont souvent déjà été exploités. Cette explication met fin au rêve de trouver le « super gisement », « super rentable » et « super facile d’accès » avec un pétrole qui ne demande qu’à jaillir et qui permettrait d’assurer des réserves pour au moins un siècle. Ce type de gisement s’il a existé a déjà été trouvé il y a bien longtemps.

Les nouveaux gisements sont difficiles d’accès avec un pétrole souvent de mauvaises qualités. Beaucoup de pays africains et sud-américains ont une production de pétrole tirée pour moitié de gisements en mer très profonde. On peut affirmer de manière quasi certaine que ces pays utilisent leurs derniers gisements et ne produiront donc plus de pétrole dans 20 ans. Une seule question reste en suspens : Où va-t-on exploiter des gisements après les gisements en mer très profondes ? Actuellement, les compagnies pétrolières prospectent en Arctique, et après ça ? Sur la lune ?

La crise de 2008, le nouvel élément à prendre en compte
Le G20 avait fait, avant la crise, une priorité de briser la dépendance de nos sociétés vis-à-vis du pétrole, notamment en développant les énergies renouvelables (comme les éoliennes, le solaire ou la géothermie). La baisse du prix du pétrole, accompagnée de la gelée des emprunts bancaires due à la crise, a largement stérilisé les différents projets de recherche et développement de substituts, alors même que la volonté de diversifier les sources d’énergie était la plus forte que l’ont ait vue depuis le début de l’histoire de l’industrie pétrolière. Beaucoup d’associations ont d’ailleurs noté avec étonnement le ralentissement du « Grenelle de l’environnement » à partir du moment où le prix du pétrole a commencé à baisser. La crise a donc contribué à tuer la première menace pour un producteur de pétrole : le substitut.

La gestion à la norvégienne, montrée en exemple par les experts et les institutions de Bretton Woods, qui consiste à produire au maximum de ses capacités et à alimenter un fond pour les générations futures, est devenue, dans le contexte actuel de crise, notamment avec l’affaire Madoff et la faillite de nombreux hedge funds, une pure aberration. Comment faire profiter les générations futures du pétrole alors que celui-ci n’est pas renouvelable ? En le laissant sous terre, et en en sortant seulement les quantités nécessaires au besoin de financement de l’économie. C’est le choix de l’Arabie saoudite. Et c’est le bon choix.

La stratégie des compagnies pétrolières : « tricher plus pour gagner plus »

En résumé, les compagnies pétrolières ont donc intérêt à former une coalition entre elles. Car si les compagnies décidaient de se mettre en concurrence, elles devraient, premièrement, surenchérir sur la valeur du gisement pour l’obtenir et deuxièmement, en dévoilant les réelles caractéristiques du gisement (coût d’extraction, qualité du pétrole…), payer un impôt et une redevance plus élevés à l’État producteur, à des montants supérieurs à ceux que devrait verser une compagnie qui fournit de fausses données. En concurrence plus forte, les compagnies verseraient aux pays propriétaires des champs pétrolifères (en particulier ceux possédant les prospects les plus fertiles) plus de fonds qu’il ne leur est nécessaire en fait. Il faut être bien naïf pour croire au désir des compagnies de s’engager dans une compétition aussi néfaste pour elles. Dans le contexte actuel, la stratégie de collusion entre les compagnies est de mise.

Pour en savoir + : "Un baril de pétrole contre 100 mensonges" de Thomas Porcher aux éditions Respublica - mars 2009
Source: http://www.enviro2b.com/2009/03/16/un-baril-de-petrole-contre-100-mensonges/
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Je pense que les explications de Porcher sont claires...
Nous pouvons mieux comprendre la ruée vers le gaz de schiste qui semble si URGENTE qu'on passe par dessus toute forme de logique...
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