1-MONDIALISATION & ENVIRONNEMENT = piégé !

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1-MONDIALISATION & ENVIRONNEMENT = piégé !

Message  Pierrot le Dim 20 Fév 2011 - 22:19

Je vais vous partager dans un résumé de quelques pages, une étude faite par l'IRIS au Québec... Ce document vous aide à comprendre "comment" les multinationales nous organisent ...

Je connaissais plusieurs ingrédients de la recette, mais ici on a une vision plus complète du "Plan".... C'est très intelligent et négocier dans le secret en bonne partie...
J'ai découpé en parties pour éviter de se lasser... On a aussi le temps de réfléchir...
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Mondialisation et environnement

En 1995, suite à sept années de négociations, le GATT s’éteint et laisse place à l’OMC lors de la conférence de Marrakech au Maroc. À cette rencontre, 125 pays signent l’Accord de Marrakech qui donne naissance à la plus importante organisation en faveur de la libéralisation des échanges commerciaux.
Dès sa création, l’OMC jouit de pouvoirs renforcés par rapport au GATT et possède le même caractère institutionnel que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Le trio du commerce (OMC), du développement économique (BM) et des questions monétaires (FMI) venait d’être créé. Ensembles, ces trois composantes interagissent afin de promouvoir un seul et unique point de vue : mondialisation, libéralisation des échanges commerciaux et diminution des barrières tarifaires, le tout négocié au-dessus des structures gouvernementales et étatiques.
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Il y a cent ans, personne ne pensait vraiment à cette théorie qui remet en question la croissance infinie de l’économie. À cette époque, les outils et moyens de production demeuraient modestes et les ressources naturelles disponibles sur la Terre semblaient infinies. On croyait donc leur épuisement impossible.
Aujourd’hui, plus que jamais, l’incroyable puissance des outils et moyens de production dont nous disposons amène de nombreuses personnes à se poser des questions importantes relativement à cette problématique.
L’exemple des réserves mondiales de pétrole nous démontre clairement que les ressources naturelles de notre planète ne sont pas infinies. Au rythme où nous consommons les carburants fossiles...

Posons-nous alors la question suivante : au nom de quel droit les compagnies pétrolières peuvent-elles extraire, transformer et vendre toute cette énergie en si peu de temps Question
Quelle explication logique pouvons-nous avancer pour justifier cette réalité ?
Ces questions valent la peine qu’on s’y arrête puisque c’est sous la raison du « progrès » de l’industrie et de l’économie qu’on a justifié une telle exploitation abusive des ressources énergétiques.
La vision économiste, en plus de favoriser une croissance insoutenable à long terme, cautionne les transferts de pollution des plus riches aux plus pauvres.

Lawrence Summers, ancien économiste principal de la Banque Mondiale, écrivait le texte suivant en 1992 dans une note confidentielle :
« Juste entre nous, est ce que la Banque Mondiale ne devrait pas encourager plus la migration des industries sales vers les pays les moins développés ? J’ai toujours pensé que les pays sous-pollués en Afrique le sont très largement, la qualité de leur air est probablement insuffisamment polluée comparée à celle de Los Angeles ou Mexico City. »
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2- 1-MONDIALISATION & ENVIRONNEMENT = piégé !

Message  Pierrot le Dim 20 Fév 2011 - 22:27

LES IMPACTS DES ACCORDS COMMERCIAUX
Nous avons vu que l’économie capitaliste amène déjà son lot de problèmes environnementaux : non-inclusion des coûts environnementaux dans les calculs de rentabilité, croissance économique non soutenable à long terme, impacts environnementaux
assumés par les plus pauvres, etc. Qu’est-ce que la mondialisation en général, et les accords commerciaux en particulier, ont changé à cette situation?

Premièrement, les accords commerciaux ont permis une baisse des barrières commerciales. Les industries polluantes ont donc été transférées vers des pays pauvres où les normes environnementales sont moins strictes ou carrément inexistantes. La délocalisation des industries polluantes permet de contourner les accords et lois interdisant l’exportation ou l’importation de matières et déchets dangereux.

Deuxièmement, les accords commerciaux amènent aussi une compétition entre les États pour assouplir les lois environnementales par le biais de la déréglementation. De la même manière que la déréglementation du marché du travail a occasionné des reculs importants pour les travailleurs, on peut constater un phénomène similaire du point de vue environnemental.

Troisièmement, les traités eux-mêmes et les organisations internationales qui les mettent de l’avant attaquent la capacité des États à protéger l’environnement. On pense entre autres au
chapitre 11 de l’Accord de Libre-Échange Nord-Américain (ALÉNA) qui permet aux investisseurs de poursuivre les gouvernements lorsqu’ils se sentent lésés par des réglementations environnementales.
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LES ACCORDS COMMERCIAUX ET LA COMPÉTITION ENTRE LES ÉTATS
Suite à l’élimination des barrières tarifaires, les pays se livrent une compétition plutôt malsaine : il s’agit de savoir quel pays sera le plus permissif envers les entreprises polluantes afin d’attirer ou de conserver emplois et investissements.
Dans le but d’atteindre cet objectif, les gouvernements mettent en place des comités et des structures « bidons ». Aux États-Unis, l’Environmental Protection Agency a créé en janvier 1999 le Task Force on Innovative Approaches to Environmental Protection. Les recommandations de ce groupe sont claires : réglementation moins lourde pour les industries polluantes, importance accrue de la «responsabilité environnementale» corporative et décentralisation des pouvoirs vers les gouvernements locaux.

Au Canada, Environnement Canada a décidé de confier au secteur privé, par appel d’offres, le soin de concevoir les politiques, les normes et les règlements relatifs à l’environnement.
Les compressions budgétaires des dernières années et la réduction de la taille de ce ministère de l’Environnement ont mené directement à ce transfert volontaire de responsabilités publique vers le secteur privé. Comme ce sont les compagnies spécialisées
en environnement qui risquent de décrocher des contrats suite à ces appels d’offres, et que ce sont ces mêmes compagnies qui gèrent actuellement les déchets toxiques et autres problèmes environnementaux, il est fort à craindre que les nouvelles normes fédérales ne souffrent de laxisme.
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Au Québec
Au Québec, nous avons pu observer un bel exemple de ce type de virage « environnemental ». Suite au Sommet socioéconomique de 1995, Lucien Bouchard a créé le Groupe conseil
sur l’allégement réglementaire et a nommé à titre de président de ce comité Bernard Lemaire, également président de la papetière Cascades et propriétaire du constructeur de minicentrales hydroélectriques et thermiques Boralex. Le premier volet du Rapport Lemaire recommande l’abolition du « Programme de réduction des rejets industriels (PRRI). Ce programme, qui devait réglementer les rejets des six secteurs industriels les plus polluants pour 1998, n’en régit encore qu’un seul, les papetières ». Clairement, le gouvernement a décidé de confier la garde des poules au renard. On comprendra que Bernard Lemaire cherche à éliminer cette loi touchant ses propres installations afin d’externaliser les coûts relatifs à leur pollution et ainsi réaliser des bénéfices accrus.

En plus de cette déréglementation environnementale, le gouvernement persiste à effectuer des compressions continuelles dans les budgets du ministère de l’Environnement. Il a également transféré la responsabilité de la protection de la faune à La Société de la faune et des parcs du Québec, affaiblissant ainsi considérablement la juridiction du ministère de l’Environnement.
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3--MONDIALISATION & ENVIRONNEMENT = piégé !

Message  Pierrot le Dim 20 Fév 2011 - 22:33

LES DISPOSITIONS POUR PROTÉGER LES INVESTISSEURS

Bien que ce sujet soit peu discuté dans les médias et peu connu de la population, la protection des investisseurs est devenu un des éléments centraux dans les accords de libre-échange. Les investisseurs qui réclament la protection de leur capital agissent ainsi afin de minimiser les risques liés à leurs propres décisions d’affaires. Il est tout de même surprenant de constater ce paradoxe: au même moment où les investisseurs demandent de transiger dans un marché libre sans entrave et sans intervention gouvernementale, ils exigent une totale soumission, une supression de la liberté des peuples, une restriction de leur pouvoir politique à accepter ou refuser un projet. Même s’ils soutiennent le contraire, cette demande ne fait que soumettre les populations et leurs décisions politiques au pouvoir du capital et de ceux qui le possède.

Les arguments avancés pour inclure de telles clauses dans les accords de libre-échange tiennent difficilement la route. L’argument le plus souvent mentionné se résume ainsi : afin de permettre aux investisseurs de pouvoir entreprendre en toute sécurité, on doit les protéger du pouvoir de législation des gouvernements. Autrement dit, les entreprises veulent fixer les règles leur permettant de transiger le plus librement possible sans qu’il soit possible pour les États d’intervenir, même si les impacts sociaux et/ou environnementaux de leurs agissements causent de graves problèmes.
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Des négociations fermées
Il faut se remémorer que les traités de libre-échange sont exclusivement négociés derrière des portes closes alors que de tels accords créent des structures légales supranationales qui échappent à tout contrôle citoyen.
L’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié en secret par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) incluait également des clauses de protection des investisseurs. Comme nous l’avons vu, cet accord a été coulé sur Internet par des opposants et n’a finalement pas été ratifié suite à l’importante mobilisation populaire qui s’en est suivie.

Afin de saisir toute l’ampleur de ces clauses de protection des investisseurs, observons les divers cas de poursuites en vertu de l’Accord de libre-échange nord américain.
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4--MONDIALISATION & ENVIRONNEMENT = piégé !

Message  Pierrot le Dim 20 Fév 2011 - 22:41

L’Accord de libre-échange nord américain (ALÉNA)

L’Accord de libre-échange nord américain représente un exemple fort intéressant puisqu’il inclut un chapitre visant à protéger le capital des investisseurs, chapitre ayant actuellement
force de loi. Cette partie du traité, le chapitre 11, permet aux investisseurs qui s’estiment lésés par une réglementation environnementale ou toute autre action d’un gouvernement de poursuivre celui-ci. En principe, seules les actions discriminatoires envers les entreprises étrangères sont visées par le chapitre 11 de l’ALÉNA. En réalité, de nombreuses mesures qui avaient pour but de protéger l’environnement, et non de discriminer les compagnies étrangères, ont été déboutées suite à des poursuites intentées en vertu du chapitre 11.

Voici quelques exemples de causes déposées en vertu de l’ALÉNA et de jugements rendus suite à l’application du chapitre 11.

Ethyl Corporation (É.-U.) contre le Canada

Ethyl produit un additif pour l’essence à base de manganèse,
le MMT, qui élève l’indice d’octane. Selon les fabricants d’automobile, le MMT cause des dommages importants aux automobiles en les encrassant. Selon plusieurs spécialistes, le manganèse se concentre dans le cerveau et peut causer des maladies graves. Pour ces raisons, le MMT est interdit dans la plupart des pays, dont les États-Unis (pays producteur).
En juin 1997, le gouvernement canadien décide d’interdire l’importation du MMT. Éthyl réagit en poursuivant le gouvernement canadien pour 251 millions de dollars. Ottawa règle hors cour et accorde 13 millions $ US à Ethyl. Plus grave encore, le gouvernement a dû abandonner sa loi anti-MMT et permettre la vente au Canada d’un produit actuellement interdit aux États-Unis parce que trop dangereux pour la santé.
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MMT: un précédent ?

Le 28 juillet 1998, le Financial Post publiait un texte intéressant au sujet du MMT. Lawrence Herman, l’auteur du texte et avocat en commerce international, explique qu’en 1995, il croyait bien qu’Ethyl Corporation n’avait aucune chance de remporter la poursuite déposée en vertu de l’ALENA contre le gouvernement du Canada. Il résume par la suite une série de faits qui l’avaient induit en erreur.

Premièrement, le MMT était banni aux États-Unis à l’époque et le gouvernement étasunien n’aurait sûrement pas poursuivi le Canada suite à l’adoption de la loi.

Deuxièmement, le Canada était le seul pays sur la planète à encore utiliser le MMT.

Troisièmement, le MMT encrassait les systèmes de contrôle d’émissions toxiques des véhicules.
Quatrièmement, il y avait des preuves scientifiques portant sur les risques pour la santé que constituait le MMT et, finalement, le projet de loi est passé à travers les multiples étapes
pesant les pours et contres avant son adoption par le parlement.
Au printemps de 1995, la décision de bannir le MMT aux États-Unis était renversée malgré les preuves scientifiques et les plaintes des fabricants automobiles.
Même si le dossier du MMT a été réglé hors-cour, Lawrence Herman n’en minimise pas sa portée; il serait non-seulement un des cas les plus importants dans les annales juridiques commerciales, mais en plus, il constituerait un précédent, d’autres compagnies pouvant l’utiliser à titre d’exemple. « Le problème avec le MMT, c’est qu’avec le secret légal inclus dans l’ALENA, nous ne saurons jamais l’histoire complète ».
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Metalclad (É.-U.) contre le Mexique
L’État mexicain conclut une entente avec Metalclad pour importer des déchets toxiques et les enfouir dans un site situé dans la province de San Luis Potosi. Une étude environnementale révèle toutefois par la suite que le site siège sur une nappe phréatique importante qui approvisionne la population locale en eau potable et qui pourrait être contaminée.
Le gouvernement interdit donc l’ouverture du site d’enfouissement et annexe le territoire à une zone écologique. Metalclad poursuit alors le gouvernement mexicain pour une somme de 90 millions de dollars. Le Mexique est condamné à payer 16,7 millions $ US à Metalclad...
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Sun Belt Water (É.-U.) contre le Canada

En 1990, Sun Belt Water conclut une entente avec Snowcap Waters (Colombie-Britannique) pour importer en vrac de l’eau canadienne vers la Californie. Snowcap est détentrice d’un permis d’exportation d’eau en vrac du gouvernement de la Colombie-Britannique.
À partir du moment ou il y aurait eu exportation d’eau vers les États-Unis, l’eau aurait été considérée comme un bien de consommation par l’ALÉNA. Le Canada aurait donc été obligé de permettre l’exportation d’eau sans entraves même si cela pourrait provoquer des pénuries sur son propre territoire.
En mars 1991, le gouvernement impose donc un moratoire sur l’exportation d’eau en vrac, suivi de la Water Protection Act. Sun Belt Water poursuit en novembre 1998 le gouvernement
canadien pour une somme estimée entre 1,5 et 10,5 milliards de dollars américains. La cause est pendante.
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Méthanex Corp. (Canada) contre les États-Unis

En mars 1999, le gouverneur de l’État de Californie ordonne que le MTBE, un additif pour l’essence potentiellement cancérigène, soit retiré de l’essence d’ici 2002.
En juin 1999, Méthanex, qui produit le MTBE, poursuit le gouvernement américain pour 970 millions de $. La cause est pendante.
On peut constater que cette cause ressemble à s’y méprendre à la poursuite d’Ethyl contre le Canada pour l’interdiction du MMT. La Californie se verra-t-elle obligée de permettre la commercialisation d’un produit cancérigène en raison de l’ALÉNA?


Des poursuites parmi tant d’autres
Les cas présentés ici ne sont que quelques exemples des nombreuses poursuites intentées en vertu du chapitre 11 de l’ALÉNA. Ces poursuites mettent beaucoup de pression sur les
gouvernements pour qu’ils omettent de protéger l’environnement si cela peut nuire aux profits d’investisseurs étrangers.
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5--MONDIALISATION & ENVIRONNEMENT = piégé !

Message  Pierrot le Dim 20 Fév 2011 - 22:47

CONCLUSION
Lorsque ces pays n’étaient pas assez puissants pour imposer leur force militairement ou économiquement, ils refermaient leurs frontières aux produits étrangers et protégeaient leur industrie locale (protectionnisme). Aussitôt arrivé à un niveau de suprématie économique ou militaire, tant l’Angleterre que les États-Unis ont poussé les pays plus faibles vers le libre-échange, tout en maintenant bon nombre de mesures protectionnistes relativement à leur propre marché intérieur...

Arthur MacEwan, professeur renommé d’économie à l’Université du Massachusetts, explique clairement les mesures libre-échangistes imposées par les États puissants :

« Les pays très développés peuvent utiliser le libre-échange pour étendre leur pouvoir et leur contrôle sur les richesses de la planète, et les entreprises peuvent l’utiliser comme une arme contre les classes laborieuses. Ce qui est essentiel, c’est que le libre-échange
peut limiter les tentatives de redistribuer les revenus plus équitablement, saboter les programmes sociaux progressistes et empêcher les gens de contrôler démocratiquement leur vie économique ».

Avec l’élimination complète des tarifs douaniers, on enlève toute marge de manoeuvre aux gouvernements pour protéger l’environnement et les travailleurs sans nécessairement accroître substantiellement le commerce. Une grande partie de l’accroissement du commerce provient en effet des échanges à l’intérieur d’une même firme; par exemple, ce ne sont pas des firmes mexicaines qui commercent avec General Motors, mais GM qui « commerce » avec ses propres filiales délocalisées au Mexique. Les gains économiques découlant des accords de libre-échange sont au mieux marginaux, alors que la dégradation de l’environnement suite à ces accords est bien réelle. Il ne faut pas non plus oublier que les accords commerciaux, en plus d’éliminer les tarifs douaniers, incluent généralement des clauses pour protéger les investisseurs, tel le chapitre 11 de l’ALÉNA, qui limitent davantage la capacité des États à protéger l’environnement.

Peut-on réformer les accords commerciaux par des« clauses sociales » ?
Lors de la signature de l’accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALÉ), de nombreux groupes syndicaux, sociaux et environnementaux ont exigé que des clauses sociales soient incluses dans l’accord afin de protéger au minimum les travailleurs et l’environnement. Depuis, lors des négociations entourant de nouveaux accords commerciaux
tels l’ALÉNA et la ZLÉA, les mêmes demandes d’inclusion de clauses sociales ont été reformulées.

Bien qu’elles puissent réconforter certains groupes de citoyens dans leur lutte et qu’elles aient été présentées comme une victoire par certains groupes opposés aux accords commerciaux, ces clauses sociales n’ont généralement aucune portée juridique et ont été incapables dans le passé d’empêcher les abus environnementaux.

Afin de protéger efficacement l’environnement, nous croyons que seule une opposition sans compromis aux accords commerciaux peut être vraiment efficace. L’exemple de l’AMI montre bien qu’une opposition citoyenne suffisamment forte peut permettre de renverser le cours les événements.
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SOURCE: « Mondialisation et environnement »
Martin Petit - Martin Poirier
Avril 2001.Recherche et d’informations socio-économiques
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Fin du résumé Exclamation
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Les sables bitumineux menacent le libre-échange

Message  Pierrot le Mar 22 Fév 2011 - 18:12

Le gouvernement fédéral cherche à éliminer un éventuel obstacle à une entente de libre-échange avec l'Union européenne (UE) en traitant séparément les objections exprimées par cette dernière au sujet des sables bitumineux.

Le ministre canadien du Commerce international, Peter Van Loan, a affirmé lundi que la question des exportations de carburant issu des sables bitumineux faisait l'objet d'entretiens distincts des négociations principales, que le fédéral espère terminer avant la fin de l'année.

À la suite de la publication par l'agence Reuters, depuis Bruxelles, d'informations selon lesquelles le Canada aurait menacé de renoncer à une entente de libre-échange si l'UE mettait à exécution son plan visant à interdire les importations de pétrole provenant des sables bitumineux, M. Van Loan a indiqué que les deux questions étaient traitées séparément....

Bien que le Canada n'exporte actuellement pas de pétrole à destination de l'Europe, l'UE juge cette question importante parce qu'elle souhaite que tout accord commercial qu'elle signe soit conforme aux ententes internationales en matière d'environnement, selon l'avocat Steven Shrybman, spécialiste des échanges commerciaux....
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Source: Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca,
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Les Nations Unies appellent au verdissement de l'économie mondiale

Message  Pierrot le Mar 22 Fév 2011 - 18:40

Changement de paradigme. Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) suggère à ses pays membres, dont le Canada fait partie, de revoir en profondeur leurs systèmes de subventions et de taxation afin d'encourager une croissance économique et une lutte contre la pauvreté en mettant leur économie sous le signe du vert.

L'organisme estime qu'une allocation «plus intelligente» de 2 % à peine du produit intérieur brut (PIB) mondial serait nécessaire afin d'enrayer l'utilisation non durable des ressources naturelles sans nuire pour autant au développement économique et social, selon un rapport que le PNUE va dévoiler aujourd'hui à Nairobi, au Kenya.

Le Programme est catégorique. Un verdissement de l'économie mondiale, «soutenu par des politiques nationales et internationales», devrait conduire à «un taux de croissance à peu près égal, si ce n'est supérieur, aux prédictions des modèles économiques en vigueur»

Le rapport, qui repose sur une imposante étude macroéconomique, montre du doigt la mauvaise utilisation actuelle des capitaux qui perpétuent, par l'entremise de subventions, l'utilisation non durable de ressources dans des secteurs comme les combustibles fossiles, l'agriculture, l'eau et la pêche. Évaluées entre 1 et 2 % du PIB mondial, ces «aides» «participent à la dégradation de l'environnement et à l'inefficacité de l'économie mondiale»

Par ailleurs, l'organisme international estime que cette route est aussi la bonne pour la pérennisation des Objectifs du millénaire pour le développement adoptés en 2000 par les membres de l'ONU afin, entre autres choses, de réduire d'ici 2015 l'extrême pauvreté et la faim, mais aussi assurer un environnement humain durable. Rappelons que, selon les plus récentes perspectives d'avenir, en 2050, la planète va devoir nourrir neuf milliards d'individus et va devoir le faire «sans détruire les écosystèmes et la condition de santé des populations», le tout «dans un contexte de réchauffement climatique», précise le document du PNUE.
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Source: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/317254/
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Voilà maintenant qu'on se réveille en haut lieu, mieux vaut tard que jamais.... malgré l'urgence de la situation. On comprend surtout que ce n'est pas la clairvoyance qui mène le monde.... L'énergie du futur se devra d'être verte.... Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes
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Konrad Lorenz - l'éducation

Message  Pierrot le Mar 22 Fév 2011 - 23:08

EXTRAIT:
" Le monde n’est plus dirigé par des hommes politiques représentant l’élite de l’humanité mais par des lobbys. C’est un phénomène inquiétant qui s’érige sur la scène publique en marge des courants politiques. L’action du lobby est totalement indépendante du régime politique, qu’il soit totalitaire ou démocratique. Il n’obéit à aucune logique, à aucun choix politique. C’est une gigantesque escroquerie que la jeunesse pressent. Voilà pourquoi elle refuse de s’atteler à la tradition, elle ne veut pas perpétuer ce système.

" Tout l’avenir de notre monde repose sur ce refus. Car il ne faut pas se faire d’illusions : la catastrophe est imminente et pour l’éviter, il faudrait de monstrueux bouleversements socio-politiques. On ne peut envisager contre cette catastrophe des mesures totalitaires. Le seul remède, la seule parade, c’est l’éducation. Un professeur d’économie de San Francisco a prononcé cette phrase que je cite souvent : ‘ Il n’y a pas de problème pressant pour l’humanité qui ne débouche sur la surpopulation et l’accroissement exponentiel de l’humanité. ’ "
Source: http://www.radio-canada.ca/par4/vb/vb980429.html
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Arrow J’ai découvert un article extraordinaire sur le testament spirituel de l’un des plus grands savants du siècle : Konrad Lorenz.
Prix Nobel de biologie en 1973, il est mort en 1989.
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Re: 1-MONDIALISATION & ENVIRONNEMENT = piégé !

Message  Bug-in le Mer 23 Fév 2011 - 3:30

Toute une critique intéressante de la mondialisation qui tue la démocratie et les protections environnementales pour finir sur quoi ? L'unique problème démographique ? Non, mais c'est un peu court !
Qu'on soit moins nombreux, si on consomme toujours autant je vois pas quel problème on aura résolu ! Le problème c'est d'abord la production sans frein, l'accumulation. Appeller ça capitalisme, productivisme, comme vous voulez. Ce n'est qu'ensuite que vient la question du surnombre ou pas de la population.
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