gaz de schistes

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gaz de schistes

Message  Michel Le Naour le Ven 25 Fév 2011 - 20:02

Toute source d'energie est polluante meme le bois de chauffage dans ma cheminée, l'eolien, le nucleaire,l' hydraulique. C'est vrai qu'il faut reduire notre consommation energetique. Mais ou je tombe des nues c'est cette hysterie collective sur le gas de schistes, je suis un ancien foreur et des fracturations hydrauliques j'en ai fait des quantites. La fracturation hydraulique pour l'huile et le gaz conventionel c'est la meme chose qui s'appliquerait pour le gaz de schistes, la difference est la quantité d'eau utilisée qui est plus grande pour les schistes, eau qui est recupérée en surface quand on met le puits en production. Comme d'habitude il y a dans les medias des gens qui s'expriment et qui n'ont aucune idée du sujet, mais elles signent comme des moutons que nous sommes tous. En Hollande ou j'ai travaillé l'environement a t-il été abimé? Et poutant on faisait des puits tout pres des habitations. Dans le sud ouest des milliers de puits ont été forés et meme sur les collines de Manosque pres de chez moi, c'est vrai qu'il faut trouver de nouvelles sources d'energie moins polluante mais dire que la fracturation hydraulique va defigurer la France ( ça je l'ai entendu sur des medias) c'est une manipulation de doux reveurs.

Michel Le Naour

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Manipulation de doux reveurs...

Message  Pierrot le Ven 25 Fév 2011 - 22:01

Si le Québec va de l'avant avec l'exploitation du gaz de schiste, il risque d'être aux prises à jamais avec la pollution de l'eau souterraine, selon le géologue Marc Durand, qui a enseigné pendant 25 ans à l'UQAM, jusqu'à sa retraite, en 1999.

Il croit que l'industrie sera partie depuis longtemps quand les problèmes apparaîtront.
«Il faut prendre une échelle de temps comparable aux déchets nucléaires, dit-il. Il faut être capable de dire ce qui va se produire dans 50 ans, dans 200 ans. Une police d'assurance en ce sens serait prohibitive. Qu'ils aillent à la Lloyd's, à Londres, pour voir.»


«Le volet comptable du plan d'affaires de l'industrie du gaz de schiste n'inclut pas le coût de la prime de risque, dit-il. Et c'est pour ça qu'on parle de rentabilité, parce que le risque est repassé au gouvernement du Québec.»
Il affirme que la roche qui contient le gisement gazier, le shale d'Utica, sert actuellement de barrière contre les couches géologiques plus profondes, qui contiennent de l'eau très saline.

«Avec un forage à tous les kilomètres carrés, on va couvrir 10 000 km2, dit-il. La quasi totalité de la formation de shale d'Utica sera fracturée. Le shale deviendra beaucoup plus perméable. Au moins 1000 fois, peut-être 1 million de fois. Et en dessous de l'Utica, il y a de l'eau très fortement saline et minéralisée, de 10 à 12 fois plus salée que l'eau de mer. Au-dessus de l'Utica, il y a le shale de Lorraine, qui n'est pas une formation uniforme. On ne connaît pas beaucoup les fractures et les zones perméables dans le Lorraine.»

Il affirme que l'injection à très haute pression des liquides de fracturation peut perturber la séparation naturelle des eaux douces près de la surface et des eaux qui deviennent de plus en plus salines à mesure qu'on pénètre en profondeur.

«C'est vrai que, dans un état naturel, il existe une telle stratification, dit-il. Mais si on modifie la perméabilité des couches et qu'en plus, on augmente la pression en profondeur, ça change complètement tout. L'eau saline va trouver des chemins, en plus de tout ce qu'ils auront injecté et qui n'aura pas été repompé, donc qui circulera aussi.»
M. Durand connaît bien la géologie du sud du Québec, en particulier le shale d'Utica : il l'a ausculté pendant le creusage du métro et de la conduite principale d'égout menant à l'usine d'épuration de Montréal. «On en avait profité pour faire des recherches parce
que c'est rare d'avoir accès au sous-sol à aussi grande échelle.»

Il n'est pas rassuré par l'industrie, qui a remis au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) des études réalisées au Texas et en Pennsylvanie. Ces études montrent que les fissures produites pendant l'hydrofracturation se font à une profondeur telle qu'elles n'atteignent jamais la nappe d'eau potable souterraine, ou aquifère.

«Ça ne prouve rien, dit-il. Les graphiques ne montrent pas du tout la géologie entre la zone de microfracture et les aquifères près de la surface. On ne voit pas les failles naturelles et la nature des roches. L'eau a pu s'engouffrer par une fracture naturelle et aller beaucoup plus loin sans être détectée. «
Il accuse l'industrie d'appliquer «de tout temps et partout» une approche selon laquelle on «préfère prendre le risque de payer après coup pour des dommages».

«Les pires dommages s'établissent dans le long terme : l'industrie aura depuis longtemps plié bagage avant que ça commence à paraître et l'on ne pourra donc pas légalement faire un lien direct entre les deux.»


M. Durand se défend aussi d'être «anti-développement». «Je me suis toujours trouvé du côté de ceux qui trouvent que les écologistes exagèrent, mais je sentais que j'avais des connaissances à partager au sujet des gaz de schiste», dit-il. Il préfère voir cette
ressource laissée sur place, le temps d'une ou deux générations, quand on saura l'exploiter mieux et de façon moins risquée.
-------------------
Source:http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/201102/08/01

Commentaire:
J'apprécie beaucoup le commentaire de « Michel Le Naour »
Mais je préfère encore me fier aux avis du géologue Marc Durand.
J'aime les doux rêveurs comme lui... Very Happy Very Happy Very Happy
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Re: gaz de schistes

Message  mo le Sam 26 Fév 2011 - 0:28

Pour Michel de Naour qui dit :"je suis un ancien foreur et des fracturations hydrauliques j'en ai fait des quantites"

Un peu plus de précisions , alors ,pour nous éclairer en la matière ? des forages pour le gaz de schiste, du petrole, ......?
quel procédé exactement : eau + additifs chimiques??? comment été traitée l'eau récupérée ,par qui..?
avez vous vu gasland ,qu'en pensez vous ??
Expliquez nous, pourquoi ,à votre avis, c'est si peu raisonnable de s'inquiéter de la fracturation hydraulique?
Faites donc redescendre les nombreux réveurs qui en ont marre de voir les pollutions s'accumuler !! et aussi qu'on décide pour eux, sans eux ! Les moutons en ont marre de se faire tondre
Moi je ne veux pas de puits de forage scratch ni chez moi, ni chez mes voisins Evil or Very Mad .
Mais faites nous partager votre experience!
mo

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Pour qui roule Michel Le Naour ?

Message  Vincent le Sam 26 Fév 2011 - 1:07

Qui êtes-vous Michel Le Naour pour écrire une chose pareille ? Êtes-vous capable de nous garantir, documents certifiés par vos employeurs à l’appui, que l’eau utilisée pour ces forages ne contient aucune substance dangereuse pour la santé humaine ? Pouvez-vous nous dire comment et par qui est traitée cette eau « récupérée en surface » ? Je vous recommande de lire la note du Pr Théo Colborn, auditionnée par le Congrès américain, sur l’incidence des produits trouvés dans cette eau « récupérée en surface », et dans l’air au dessus des bassins de stockage, sur la santé.
Pouvez-vous nous expliquer pourquoi la composition des produits que les foreurs mélangent à l’eau est tenue secrète ? Pouvez vous nous dire pourquoi un des fleurons de l’économie française, Total, a du s’associer à Chesapeake Energy’s en mettant sur la table 2,5 milliards de dollars ?
Votre raccourci « dans les médias, des gents qui s’expriment et qui n’ont aucune idée du sujet » révèle un mépris : celui des chercheurs et ingénieurs, de part et d’autre de l’Atlantique, qui émettent les plus grande réserves sur le procédé, celui de l’intelligence collective des citoyennes et citoyens qui, fort de leurs expériences dans les domaines les plus variés, géologie, droit, hydrologie, endocrinologie, collectivités territoriales, paysans… et croisant leurs opinions, se permettent de dénoncer la dernière trouvaille des vampires !
Nous ne sommes pas de « doux rêveurs ». Nous sommes Ukrainiens et nous avons subi Tchernobyl, nous sommes de Bhopal et nous avons subi Union Carbide (aujourd’hui Down Chimical), nous sommes apiculteurs et nous subissons Aventis et son fipronil, nous sommes buveurs d’eau et amateurs de vins Neffies, d’Octon, de Faugères… Avec cette campagne que les investisseurs veulent mettre en œuvre, sans aucune espèce de précaution, il n’est pas question que de défiguration du territoire, il est aussi question de ce qu’il est : des réserves en eau fragiles, une terre généreuse et qui fait vivre des milliers de petits paysans ; autant de ressources nécessaires à tous, disséminés sur ce territoire au agglutinés dans les villes.
Il y a eu l’amiante, le bisphénol – pour ne citer que deux des saloperies qui ont permis à quelques nantis de bien s’engraisser. Et vous voudriez que nous acceptions la fracturation hydraulique ?
Mr Le Naour, soyez assuré de notre détermination.

Vincent

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Courage Michel

Message  jerome_m le Mer 28 Déc 2011 - 14:26

Que peut-on répondre à Vincent et les autres participants de ce forum.

La fracturation hydraulique est une technique connue et même dans le cas des gisements de shale gas/oil qui est relativement récente, les retours d'expérience sont nombreux et les erreurs commises par certains ont été prises en compte pour améliorer la sécurité des protocoles et minimiser l'impact sur l'environnement.

Néanmoins, le risque zéro n'existe pas, et aucun organisme ni entreprise ni personne ne pourra fournir à Vincent un certificat de risque nul, à moins d'être un menteur.

Vincent, vous n'avez pas le monopole de l'expérience passée, nous sommes tous des enfants des catastrophes nucléaires, industrielles et écologiques passées. Mais il ne faut pas forcément rejeter toutes technologies parce qu'on ne la comprend que partiellement ou que l'on ne veut voir qu'un aspect du problème posé.

Si l'on avait trouvé des gisements de terres rares en Ardèche, vous auriez été certainement le premier à monter en ligne contre le solaire et le photovoltaïque. Et à juste titre on aurait pu demander à ce que la future exploitation se fasse sous contrôle stricte du respect de l'environnement.

Alors, de grâce, gardons tous la tête froide sur de tels sujets et participons tous ensemble pour assurer une exploitation aussi propre que possible des gisements de gaz de schistes si on en trouve quelques-uns Smile


jerome_m

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